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RECTIFICATION MECANIQUE

 

Les véhicules du marché actuel sont commercialisés avec un moteur que l’on peut qualifier de pré rôdé. Le principe consiste à faire fonctionner en compresseur chaque moteur en régulant la température du lubrifiant et en modulant son régime. La mesure du couple résistant au vilebrequin permet d’établir si le moteur est pré rôdé ou non. Cette technique offre un avantage majeur puisqu’elle permet d’uniformiser les conditions de rodage.
En revanche, lors de l’utilisation d’un moteur rectifié, en partie ou dans sa totalité, la phase de rodage est directement liée aux conditions d’utilisations du moteur et à ses réglages. Ce qui la rend bien plus délicate. L’analyse du lubrifiant en service a alors pour rôle de vérifier le bon fonctionnement de l’organe au départ de sa « deuxième vie. »

 

LES PARTICULES DE RODAGE :
  Lors de la mise en service d’un moteur rectifié, il faut savoir qu’une période plus ou moins variable de mise en place de l’attelage mobile est requise. Cette période se traduit par l’apparition de fines particules métalliques dans le lubrifiant qui correspondent à une usure normale dans le cadre d’un rodage et que l’on qualifie d’oxydations métalliques.
Néanmoins, notre rôle consiste à discerner les oxydations des grosses particules métalliques qui, elles, correspondent à l’arrachement de métal qui traduit une phase de rodage inquiétante, voire une dégradation de l’organe.
 
L’ETANCHEITE DU CIRCUIT DE REFROIDISSEMENT :
  C’est une seconde variable importante. En effet, l’étanchéité de ce circuit et, plus particulièrement de l’assemblage bloc-culasse n’est pas optimum durant cette période. C’est une des raisons - avec la présence des oxydes métalliques - qui obligent l’utilisateur à restreindre le temps de service du lubrifiant.
Nous vérifierons que les teneurs en eau, glycol et les additifs de liquides de refroidissement ne présentent aucun risque pour la survie de l'organe. Nous observerons par ailleurs la présence de silice qui correspond en générale à la mise en place des joints d'étanchéité.
 
LA QUALITE DES REGLAGES :
  La détérioration d’un moteur est souvent liée à de mauvais réglages de carburation ou d’injection. Il est donc primordial de vérifier la combustion par l’analyse du lubrifiant qui est une image de sa qualité. Nous insisterons plus particulièrement sur ce dernier point car les moteurs « échange-standard » sont couramment commercialisés sans système d'injection ou de carburation.
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